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(La Baleine)
Face au risque d’extinction de certaines espèces de baleines, les associations comme WWF ont tiré la sonnette d’alarme il y a plus de 20 ans ! Malgré de nombreux efforts de conservation réalisés durant toutes ces années, 5 espèces sur 14 sont aujourd’hui toujours en danger d’extinction, la plupart des autres restant vulnérables. Exemple particulièrement désolant, la baleine franche de Biscaye (Eubalaena glacialis), la plus menacée des baleines, ne compte plus que 300 à 350 individus. Des zones protégées existent et les conventions internationales interdisent ou réglementent la chasse des baleines. Mais ces mesures ne sont pas suffisantes pour leur permettre de retrouver les effectifs qu’elles avaient avant la chasse industrielle au 19e siècle
Ces gigantesques mammifères marins sont durement touchés par les activités humaines. Les menaces les plus sérieuses qui pèsent sur les baleines sont : - la pollution marine qui détériore l’habitat de ces animaux et affecte leurs ressources alimentaires, compromet leur capacité de reproduction et affaiblit leur système immunitaire, - les collisions accidentelles avec des bateaux et la pollution sonore liée au trafic maritime, - les chasses pseudo-scientifiques, la chasse illégale et le commerce illicite de la viande de baleine, - les captures accidentelles dans les filets de pêche, surtout pour les plus petits cétacés, - les changements climatiques qui affectent les déplacements migratoires des proies des baleines, en particulier le krill (des toutes petites crevettes) pour les baleines à fanons.
Les solutions existent mais leur application est difficile. Il existe déjà des zones protégées pour les baleines (sanctuaires), mais leur immensité est un obstacle pour faire respecter la réglementation qui s’y applique. Ainsi, dans le sanctuaire de l’Océan austral, plusieurs centaines de baleines sont pêchées chaque année sous le faux prétexte de « recherche scientifique ». Pour donner un maximum de chances aux baleines, il faut créer de nouvelles zones protégées, combattre les infractions aux réglementations, et rechercher avec les usagers des océans (plaisanciers, pêcheurs professionnels, industriels côtiers, etc.) des solutions concrètes et réalistes pour réduire l’impact des activités humaines sur ces animaux et leur habitat.
(the Whale) Vis-a-vis with the risk of extinction of certain species of whales, associations as WWF drew the alarm bell there is more than 20 years! In spite of many efforts of conservation carried out during all these years, 5 species out of 14 are today always in danger of extinction, the majority of the others remaining vulnerable. Example particularly afflicting, the frank whale of Biscay (Eubalaena glacialis), the most threatened of the whales, counts nothing any more but 300 to 350 individuals. Protected zones exist and the International Conventions prohibit or regulate the hunting of the whales. But these measurements are not sufficient to enable them to find manpower which they had before industrial hunting for the 19th century These gigantic mammals marine are touched hard by the human activities. The most serious threats which weigh on the whales are: - the pollution marinates which deteriorates the habitat of these animals and allocates their food resources, compromises their capacity of reproduction and weakens their immune system, - accidental collisions with boats and sound pollution related to the sea traffic, - huntings pseudo-scientists, the illegal hunting and the illicit trade of the meat of whale, - accidental captures in the fishing nets, especially for the smallest Cetacea, - the climatic changes which affect migratory displacements of the preys of the whales, in particular the krill (of very small shrimps) for the whales with pennons. The solutions exist but their application is difficult. There are already zones protected for the whales (sanctuaries), but their vastness is an obstacle to make respect the regulation which applies to it. Thus, in the sanctuary of the Antarctic Ocean, several hundreds of whales are fished each year under the false pretext of "scientific research". To give a maximum of chances to the whales, it is necessary to create new protected zones, to fight the infringements with the regulations, and to seek with the users of the oceans (professional yachtmen, fishermen, coastal industrialists, etc.) concrete and realistic solutions to reduce the impact of the human activities on these animals and their habitat
(French-Francais)
Le phoque moine
Le phoque moine était autrefois présent dans toute la Méditerranée, en mer Noire, sur la côte nord-ouest de l'Afrique ainsi que sur les côtes des îles Canaries, Madère, Açores et du Cap-Vert. Aujourd'hui, il a disparu de la plus grande partie de son aire de répartition originelle. Désormais il se ne rencontre que sur quelques côtes du pourtour méditerranéen, dans quelques îles de l'Adriatique et de la mer Egée, dans l'archipel de Madère et sur la côte saharienne de Mauritanie. Il ne resterait en moyenne que 490 individus dont moins de 250 matures. La population, en déclin, est divisée en plusieurs sous-populations, isolées les unes des autres et dont aucune ne contiendrait plus de 50 individus matures
Au coeur du problème:
Sur les côtes françaises de Méditerranée, la présence du phoque moine était connue depuis l'Antiquité. À la fin du XIXe siècle, il occupait encore toute la côte de Nice à Banyuls, mais était déjà considéré comme rare sur la côte languedocienne. Encore abondant, au début du XXe siècle, dans les îles d'Hyères, il en disparut vers 1935. Le dernier individu en France a été observé en Corse en 1973. Les causes de sa disparition sont multiples : - La perte de son habitat : développement industriel et touristique incontrôlé - La chasse par les pêcheurs (considèrent le phoque moine comme un concurrent) - Les captures accidentelles dans les filets de pêche - La surpêche qui diminue les ressources alimentaires de l'espèce Le dérangement lié au développement de la navigation de plaisance (surtout motorisée) et à la trop grande fréquentation des plages - La pollution marine - La maladie : en 1997, la prolifération d'une algue toxique a tué les deux tiers de la colonie du Cap Blanc en Mauritanie (seulement 100 individus ont survécu)
En 1976, le WWF a contribué à la création du Parc National du Banc d'Arguin en Mauritanie, où se trouvait la plus grande colonie de phoques moines jusqu'à l'épizootie de 1997. Suite à celle-ci un plan de sauvetage a été élaboré et financé par plusieurs organisations internationales dont le WWF. En 1986, le WWF a participé à la création du Parc marin des Sporades du Nord, en mer Egée où se trouve à l'heure actuelle la plus importante population de phoques moines (200-250 individus). Depuis 1993, le WWF soutient une association turque qui développe un programme de conservation du phoque moine à Foça. Il comporte un suivi scientifique des phoques, la sensibilisation de la population à la protection de ces animaux, la mise en œuvre d'actions contre la pêche industrielle et le braconnage. En 1998, 5 zones protégées, s'étendant sur 200 km le long de la côte cilicienne, ont été créées pour la conservation du phoque moine et offertes en "Cadeau à la Terre" par le gouvernement turc. Si les résultats enregistrés par le projet en cinq années sont remarquables, il est important de l'étendre à d'autres sites où la présence du phoques moine a été confirmée, afin de garantir les mouvements entre les petites populations. Ceci est crucial pour sauvegarder le capital génétique de l'espèce et lui assurer de meilleures chances de survie à long terme.
(English-Anglais)
The seal monk
The seal monk was formerly present in all Mediterranean, at sea Noire, on the north-western coast of Africa like on the coasts of the Canary Islands, Madeira, the Azores and of Ccape Verde. Today, it disappeared from the greatest part of its surface of original distribution. From now on it meets only on some coasts of the Mediterranean circumference, in some islands of the Adriatic and the Aegean Sea, in the archipelago of Madeira and on the Saharan coast of Mauritania. There would on average remain only 490 individuals including less than 250 mature. The population, declining, is divided into several subpopulations, isolated the ones from the others and of which none would contain more than 50 mature individuals In the heart of the problem: On the French coasts of the Mediterranean, the presence of the seal monk was known since Antiquity. At the end of the XIXe century, it still occupied all the coast of Nice with Banyuls, but was already regarded as rare on the Languedocien coast. Still abundant, at the beginning of the XXe century, in the islands of Hyères, it disappeared from it about 1935. The last individual in France was observed in Corsica in 1973. The causes of its disappearance are multiple: - the loss of its habitat: industrial and tourist development uncontrolled - hunting by the fishermen (consider the seal monk as a competitor) - accidental captures in the fishing nets - surpêche which decreases the food resources of the species the disturbance related on the development of the pleasure sailing (especially motorized) and to the too great frequentation of the beaches - marine pollution - the disease: in 1997, the proliferation of a toxic alga killed two thirds of the colony of the Cape Blanc in Mauritania (only 100 individuals survived) In 1976, the WWF contributed to the creation of the National park of the Bench of Arguin in Mauritania, where the largest colony of seals monks until the epizooty of 1997 was. Following this one a rescue plan elaborate and was financed by several international organizations of which the WWF. In 1986, the WWF took part in the creation of the marine Park of Sporades of North, at sea Egée where at the present time the most important population of seals monks (200-250 individuals) is. Since 1993, the WWF supports a Turkish association which develops a programme of conservation of the seal monk in Foça. It comprises a scientific follow-up of the seals, the sensitizing of the population to the protection of these animals, the setting in?uvre of actions against industrial fishing and the poaching. In 1998, 5 protected zones, extending on 200 km along the coast cilician, were created for the conservation of the seal monk and were offered in "Gift to the Earth" by the Turkish government. If the results recorded by the project in five years are remarkable, it is important to extend it to other sites where the presence of the seals monk was confirmed, in order to guarantee the movements between the small populations. This is crucial to safeguard the genetic capital of the species and to ensure him of better chances of long-term survival.